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Ouvert Depuis Août 2011 - Forum RPG YAOI - NC18

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Rhage

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Invité
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Mer 26 Oct - 22:40

Prénom : Rhage
Fils de : Alicia
Âge : 32 ans
Appartenance : Tribu du Sable
Métier/Occupation : Guerrier, Second du Chef

Physiquement ?
Grand et mince, les hanches étroites et les épaules larges, Rhage a le corps entraîné et la taille bien prise d'un guerrier de métier. Il n'a jamais connu le travail du paysan qui alourdit la silhouette, ni celui de l'artisan courbé tout le jour sur son ouvrage, et ça se voit : à son allure libre et souple comme celle d'un chat, le dos bien droit et le pas léger ; à ses muscles longs et nerveux, parfaitement proportionnés ; à ses grandes mains fines, marquées d'un cal sur le côté de chaque index - là où frotte le manche du poignard ou la hampe de la flèche - et d'un autre sur le bout du pouce gauche - là où s'arrime le bois de l'arc. Sa peau restée presque imberbe était claire lorsqu'il était enfant et demeurait dans le Palais de l'Est, elle s'est cuivrée au fur et à mesure des années passées sous le soleil du désert ; ses cheveux, qu'il porte aux épaules, sont d'un noir d'encre, épais et indisciplinés.
Son visage est beau : une mâchoire et un menton bien dessinés, un nez droit, des lèvres pleines qui découvrent fréquemment des dents blanches et bien rangées, et de larges yeux verts, souvent rieurs.
Au grand dam de son chef et ami, Rhage affectionne particulièrement les vêtements sophistiqués fabriqués dans l'Ouest : toiles peintes et brodées de vives couleurs, bottes au cuir très travaillé, armes ouvragées et métaux précieux constituent son ordinaire.

Psychologiquement ?
Si Zadiste est le bras armé et le cerveau de la Tribu des Sables, Rhage en est la voix. Souriant et extraverti, il a gardé, bien qu'ayant largement passé la trentaine, un caractère qui se rapproche bien davantage de l'adolescent joueur et un peu immature que de l'adulte responsable. Certains pourraient lui reprocher de manquer de lucidité, mais il n'en est rien : Rhage a simplement pris le parti, il y a déjà plusieurs années, d'arrêter de se torturer le cerveau en prenant des airs graves et solennels, et ce mode de fonctionnement a plus ou moins fait ses preuves.
Même s'il n'en a pas l'air, sous ses airs de gentil chien fou, Rhage est un fin manipulateur, d'abord parce qu'il est difficile de lui en vouloir, ensuite parce que son attitude ouverte et amicale pousse les gens à lui faire confiance, et enfin parce que son impulsivité apparente n'est qu'une des manifestations d'un esprit bien plus rapide que la moyenne et toujours en éveil.
Bien qu'il ne semble pas, à première vue, avoir la cruauté de ses congénères, Rhage démontre au combat qu'il est bien un guerrier du Sable : en effet, même s'il se montre habituellement aimable, peu de choses l'émeuvent véritablement, et ni le sang ni la mort de la plupart des êtres n'en font partie. Se battre est une seconde nature chez lui, une sorte d'exercice technique. Aussi loin de la sensiblerie des gens de l'Ouest que de la folie meurtrière de certains de ses compatriotes, il est capable d'éventrer un homme sans sourciller. Pour autant que Zadiste l'ait ordonné.
Car, si peu de choses peuvent toucher Rhage, Zadiste est le pilier central de son existence.

Son histoire :

Elles sont comme deux soeurs, fleurs du désert presque identiques : les cheveux noirs et ondulés, la peau laiteuse, protégée du soleil par les murs du Palais. Leurs bras sont ronds, vierges de tout ornement, parce qu'elles n'ont pas besoin d'artifice, parce que leurs yeux, de topaze pour l'une et de jade pour l'autre, sont le seul bijou qui leur soit nécessaire pour briller.
Dans les bras de la plus âgée, l'enfant encore au sein est comme une promesse pour la plus jeune, une annonce de ce que sera celui qui dort sous son coeur, enflant démesurément sa taille autrefois si fine.
Elles sont Lelysa et Alicia, filles de l'Est, comme deux soeurs, fleurs du désert presque identiques.

- Qu'est-ce que tu veux, Rhage ?
Ses yeux verts brillant de malice sous ses longs cils de fille, le petit garçon s'avance vers la cuisinière aux larges hanches.
- Dame Rhonda, ma mère m'envoie vous demander s'il serait possible d'avoir autre chose que du pain noir aux repas...
Tandis que la grosse Rhonda s'indigne contre l'estomac délicat d'Alicia, Rhage suit des yeux la silhouette petite mais robuste qui passe une jambe par la fenêtre ouverte, puis descend silencieusement vers l'étagère aux provisions. Zadiste a huit ans, un an de plus que lui, et il est déjà bien plus fort. Mais il n'a pas la patience de tenir la jambe aux adultes, et d'ailleurs il n'en a pas non plus l'envie : il préfère de loin taper sur ce qui le dérange, y compris leurs congénères du même âge, plutôt qu'essayer de contourner les difficultés. Rhage, lui, aime ruser, tromper, embobiner les autres. Ça lui plaît.
- ...mais je ne peux pas croire que ta mère... Dis, Rhage, tu écoutes ce que je te dis ? Et puis, qu'est-ce que tu regardes comme ça ?
Un regard un peu trop appuyé derrière son épaule et la cuisinière se retourne. Sa bouche s'entrouvre en un "O" muet de surprise. Zad, une boîte de gâteaux au miel sous le bras, ne fait ni une ni deux : il plonge sous les jambes de la femme, se relève, attrape d'une main poisseuse celle de Rhage pétrifié, et les deux enfants prennent la fuite de toute la vitesse de leurs jambes.

- Rhage ? Eh, Rhage, ça va ?
Une main appuyée au mur, ses longs cheveux noirs masquant son visage tuméfié, le jeune garçon renifle, se racle la gorge, crache une salive mêlée de sang, recommence. A côté de lui, assis contre le mur, un Zadiste de douze ans et - miraculeusement - toutes ses dents fait précautionneusement jouer l'articulation d'un genou qui s'est malencontreusement trouvé sur la trajectoire d'un pied étranger. La nuit désertique, glaciale, tombe lentement sur eux.
- D'édais pas obligé de venir b'aider, Zad. J'aurais très bien pu b'en sortir dout seul.
La voix est rauque, l'élocution rendue difficile par le nez à moitié cassé. Une bagarre de plus entre les gamins du Palais de l'Est : Rhage et Zad contre le reste du monde, à ceci près que cette fois-ci le reste du monde a gagné, et que les deux compères ont dû opérer une retraite stratégique vers ce qu'on appelle les Jardins, et qui n'est en réalité qu'un coin de terre poudreuse enclos de murs où quelques arbres rachitiques tentent de survivre. Le plus âgé se marre doucement alors que Rhage se laisse à son tour glisser jusqu'au sol.
- Bien sûr, t'aurais juste eu deux ou trois côtes de pétées et la gueule encore plus cassée. Et puis ça me ressemble de te laisser galérer tout seul, rien à dire là-dessus. Sans compter que s'ils sont venus te chercher des crosses, c'était pour m'emmerder.
Le plus jeune ne répond rien, son aîné faisant preuve d'une finesse d'analyse inusitée. C'est vrai qu'il ne fait pas bon être l'ami, et donc le point faible, du très bagarreur et envié Zadiste de Lelysa. Mais renoncer à Zad, ce serait comme renoncer à un de ses membres. Zad a toujours été là, aussi loin que remontent ses souvenirs.
- Tiens, chochotte, t'as froid. Viens là.
- Ta gueule.
Tandis qu'il se blottit sous l'épaisse cape rouge dont Zadiste a décidé de s'affubler depuis quelques mois, et qui commence sérieusement à sentir le fauve, Rhage regarde les murs aveugles des Jardins. Se demande ce qu'il peut bien y avoir derrière, sous ce ciel piqueté d'étoiles. Encore cinq ans, et il connaîtra l'Extérieur, cet Extérieur dont ni eux ni leurs mères n'ont connaissance et que leurs instructeurs et les rares hommes qui séjournent parfois au Palais ne leur décrivent que vaguement, occupés qu'ils sont à d'autres tâches.
- Hé, Zad ? Tu feras quoi, quand tu seras un homme ?
- Pas dur, p'tite tête. J't'attendrai dehors.
Et en regardant le profil de son compagnon, son sourire qui brille dans la nuit, en sentant la chaleur de son corps contre le sien, Rhage sent en lui comme une chose qui meurt et une autre qui naît.

- Prends ça, salope.
Un coup de pied dans les côtes. Rhage a un hoquet et ne peut s'empêcher de penser que Zad avait raison de lui dire que sans lui, il finirait indubitablement avec des os cassés. Ça fait six mois que la grosse brute qui lui servait de meilleur ami s'est fait la malle, absorbé par le monde extérieur, et depuis, il a l'impression que l'enfer s'est refermé sur sa tête. Pas un jour sans qu'il ne se fasse tabasser ou insulter. Avant, quand ils étaient deux, ils avaient beau n'être pas appréciés, on se méfiait suffisamment d'eux pour leur foutre la paix. Là il n'est plus qu'un, et il meurt.
- Jamais j'aurais cru que la pute de Zadiste serait aussi larvaire que ça... T'étais aussi inerte, quand il te baisait ?
Il plante ses dents dans la chair du mollet, comme un chien, parce qu'on le traite comme un chien. Son bras se soulève, la main cherche un instant, attrape les parties génitales, serre. L'adolescent au-dessus de lui pousse un hurlement. Rhage se relève, mord une nouvelle fois, à l'épaule cette fois-ci, profondément. Son poing part en arrière, se projette vers une mâchoire offerte. Le type vole. Debout, l'adolescent toise les jeunes hommes qui l'entourent. Un gentil sourire étire ses lèvres tuméfiées.
- Vous arriverez sans doute à me tuer, mais je vous jure que si vous tenez à vos couilles vous feriez mieux de me laisser passer.
C'est peut-être son ton, calme, presque blagueur, l'air de ne pas y toucher - une voix d'adolescent rieur dans ce corps torturé - qui les persuade de s'écarter suffisamment pour qu'il puisse se frayer un chemin entre eux.
Plus tard, accroupi contre un des murs du Jardin, il pleure. Des larmes de colère, de douleur, et aussi un peu de tristesse. La pute de Zadiste. Comment expliquer à ces sombres crétins que lui et Zad n'ont jamais fait autre chose ensemble que se donner de grandes claques dans le dos ?

- Seigneur Dharkan.
L'homme est corpulent - son fauteuil d'osier peine à contenir son imposante masse - et ses petits yeux, noirs comme des scarabées, scrutent le jeune homme grand et mince, au brillant sourire, qui lui fait face.
- Mon nom est Rhage, et j'ai entendu dire que vous cherchiez un mercenaire pour escorter votre caravane jusqu'à Madina.
Un rictus intéressé déforme les traits du marchand et il invite, d'un geste, le jeune homme à prendre place. Ce dernier se laisse glisser au sol, s'assied en tailleur, souplement.
- Tu n'es pas d'ici.
- Non, seigneur. J'arrive tout droit de la Mer de Sel, depuis laquelle j'ai voyagé avec une caravane qui venait exposer sa marchandise sur les souks d'Assima. J'ai de l'expérience.
- Quel âge as-tu, jeune Rhage ?
- J'ai dix-neuf ans, seigneur.
- Qui fut ton dernier maître ?
- Le marchand Saltan, seigneur.
Le gros homme effile pensivement le bouc noir qui orne son visage rond. Les traits détendus, un léger sourire aux lèvres, Rhage attend. Ça fait trois jours qu'il n'a pas mangé - ses précédents gages, victimes de ses goûts de luxe et du sourire d'un joli garçon des bordels d'Assima, ont fondu aussi vite que du beurre exposé sur une fenêtre à midi - et il embrasserait volontiers les pieds de quiconque lui offrirait ne serait-ce qu'un morceau de pain. Il a désespérément besoin de ce travail. Mais ça, il est hors de question que le gros lard devant lui le soupçonne ne serait-ce qu'une seconde. Quand on travaille dans ce milieu, on doit toujours donner à ses employeurs l'impression de leur rendre service.
Le marchand Dharkan pousse un soupir qui fait trembloter sa graisse.
- C'est d'accord, jeune homme. Tu partiras demain matin pour Madina.

Je t'attendrai dehors.
Ces mots résonnent dans sa tête tandis qu'il fait avancer son cheval fourbu vers le guetteur qui l'attend à l'entrée du campement rudimentaire. L'accession de Zadiste au commandement de la tribu des Sables a été accompagnée d'une telle suite de carnages et de pillages qu'il a suffi à Rhage de suivre les tas de cadavres et les panaches de fumée au loin pour retrouver sa trace. Zad et sa folie des grandeurs ont d'ailleurs raisonnablement compliqué les dernières missions du jeune hommes. Avec une horde de guerriers du Sable à moitié dingues lâchés dans le désert, escorter une caravane se révèle de plus en plus difficile. Il est temps de lâcher l'affaire.
Il descend de son cheval juste devant la sentinelle.
- Salut, mon frère. Je voudrais parler à Zadiste. Peux-tu me conduire à lui ?
L'homme - un grand escogriffe au visage couturé - toise le nouvel arrivant, sa tunique de toile peinte, ses bottes de cuir rouge décorées de broderies sophistiquées, le lourd pectoral d'argent qui pend à son cou, et a un rictus de mépris.
- Zadiste ne parle qu'aux vrais hommes, pas aux mauviettes de l'Ouest.
Il crache aux pieds de Rhage. Celui-ci ne fait qu'un pas et, avant que l'autre n'ait le temps de faire quoi que ce soit, lui envoie un coup de poing dans la mâchoire - paf ! - son genou dans le ventre - ouf ! - et, pour parachever, lui remonte gentiment le nez à l'aide de sa paume droite - crac ! Tout ça sans lâcher la bride de son cheval ni se départir de son sourire.
- Bon, déclare-t-il tout en garant prudemment ses bottes du sang qui coule à flots du nez de son adversaire, tu m'emmènes, ou faut que je répète ?

- Zadiste, les émissaires de la tribu du Sel sont arrivés.
Rhage écarte le pan de la tente du chef, faisant entrer la lumière à l'intérieur. Sous le drap de toile, près du corps musclé qu'il connaît bien, une autre forme, plus fine et gracile, s'agite. Une tête ébouriffée émerge, un des innombrables amants de Zad, dont le visage et la voix sont aussi variables que la vitesse du vent du désert. Et même s'il a l'impression qu'on lui retourne un poignard dans le coeur à chaque fois qu'il voit l'un de ces mignons, Rhage reste impassible. Parce qu'il sait que la place de second qu'il a su conquérir depuis huit ans qu'il fait partie de la tribu du Sable est bien plus enviable que celle de ces jeunes hommes interchangeables qui, s'ils touchent chaque nuit le corps de Zadiste, ne toucheront jamais que cela.
- Zadiste, debout. Mon Seigneur est attendu par ces messieurs. Je ne peux pas régler toutes les questions diplomatiques à moi seul.
Le ton légèrement ironique fait réagir le chef qui se redresse à son tour, l'air morose. Rhage ramasse une tunique qui traîne et lui envoie à la figure. Il y a encore deux ans, il ne se serait jamais permis ce genre de privautés. Le Zadiste qu'il a connu durant son enfance n'est plus, remplacé par un homme rude dont le nom est connu jusqu'à la Mer de l'Ouest. Au début, il a cru leur amitié perdue pour toujours, regretté sa décision de rejoindre la Tribu. Et puis, les années passant, ils s'y sont faits. Se sont retrouvés, un peu.
Et tandis que Zad s'habille, Rhage, ses yeux verts brillant de moquerie, attend le bon vouloir du Chef, avec toujours un peu d'amertume au coeur.
Mais après tout, quelle importance ?

Une présentation rapide du joueur ?
Je m'appelle Macha, j'ai 20 ans, je fais majoritairement de la musique, et je suis tombée dans la marmite du yaoï quand j'étais petite. Tremblez, pauvres mortels.
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Le Djinn
Maître du Jeu
Jeu 27 Oct - 7:40
Et tu es validé !

Zadiste avait raison, un régal à lire cette fiche ! J'avais envie de dire "Encore, encore !" lol Bienvenue à toi, fan d'Astérix !

Ps : je te met un rang ce soir, là je suis en retard >< *file*
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