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Ouvert Depuis Août 2011 - Forum RPG YAOI - NC18

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IV. le soleil se couche quand même sur le meilleur jour, que sur la pire journée.

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Feuille de personnage
Appartenance: Tribu du Sable.
Origine: Palais de l'Est.
Âge: 33 ans.
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Zadiste
Chef de la tribu du Sable
Lun 7 Aoû - 18:30

Je quitte d’un pas agité la tente pour grimper sur mon cheval d’une manière agile et mesurée. Je laisse derrière moi, sans me retourner, sous ma tente, Rhage -mon second- et un guerrier que j’ai poignardé à mort pour nous avoir surpris dans une position intime. Je ne veux pas y penser, je ne veux même pas savoir pourquoi j’ai tué ce jeune guerrier, je ne veux pas bousculer des questions dont je n’ai pas de réponses.

- Chef ! Ou est Govart ? Je tourne la tête vers le guerrier qui se joint au groupe.
- Il est mort. Allons-y. Dis-je sans donner la moindre explication et personne n’ose me demander la raison de craintes de trépasser également sous ma lame.

Nous galopons plusieurs longues minutes lorsque nous nous arrêtons derrière une dune. Un guerrier me montre du doigt les caravanes qui se déplacent sans-doute vers Kadim, mais ils ont du se perdre pour atterrir si près du temple du grand arbre. Je regarde un à un les guerrier qui m’accompagnent, nous sommes six, c’est peu nombreux mais suffisent pour terrasser ces voyageurs qui se déplacent -sans le savoir- vers le camp du sable. Nous sommes connus pour nos barbaries et notre talent au combat.

- Aucun survivant. Ordonné-je à l’intention de mes guerriers qui hochent tous vigoureusement la tête tirant la lame de leur arme, certains ont une épée, d’autres des haches. Je tire les rênes de mon cheval me préparant à l’assaut et c’est dans un cri de guerre que je me lance à vive allure vers le convoi. Les sabots des chevaux laissent derrière eux un halo de poussière lumineux mais ce n’est que le sable qui se déchaine sous la huée de notre vitesse.

Durant l’assaut, il y a quelques guerriers qui accompagnent les caravanes et savent manier parfaitement une arme, d’autres hommes essaie de défendre leur vie mais ils sont loin d’être aussi chevronnés dans la maitrise de l’épée. Zadiste et ses hommes tuent les hommes les plus aguerries avant de s’occuper des autres passagers qui sont là au mauvais moment, au mauvais endroit.

- Nous avons récupéré six chevaux. Lance l’un des guerriers qui regroupent les bêtes dans un coin tandis que les autres fouillent les caravanes qui contiennent tissus, vivres, fourrures, produits de soins et autres objets.

- Fouillez les morts, ils ont peut-être des pièces. Dis-je en récupérant une bourse à l'intérieure d'une veste d'un homme dont j'ai tranché la gorge.

- Chef ! Regardez ce que j’ai trouvé ! Un guerrier tire par les cheveux un jeune-homme, qui malgré la poussière sur ses vêtements et la saleté sur son visage est plutôt attirant.  Je m’apprête à ordonner de lui trancher la gorge lorsqu’un guerrier agrippe mon avant-bras, se penche vers moi pour me murmurer quelques choses à l’oreille avant de s’éloigner.  

Je jette un regard au prisonnier toujours fermement maintenu par l’un de mon clan.

- Est-il vrai que tu es un guérisseur ? Dis-je en dardant sur lui un regard sévère attendant sa réponse.
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Feuille de personnage
Appartenance: Tribu des Sables
Origine: Palais de l'Ouest
Âge: 25 ans
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Agendra
Jolie chose fragile
Mar 8 Aoû - 18:39
Un soupir à s'en fendre l'âme quitta les lèvres étonnamment pâle d'un jeune homme encapuchonné installé au fond de la plus grande des caravanes se mouvant au travers des déserts de l'Est, ce manque flagrant de motivation ne passa pas inaperçu pour son Voisin qui lui adressa un regard interrogateur où pointait une flamme d'inquiétude. Agendra offrit son plus beau sourire désolé à son Maître d'apprentissage et Amants depuis quelques années déjà, les deux hommes ne se séparaient pratiquement jamais depuis leur rencontre.

« Ce n'est rien, vraiment. Je suis juste un peu fatigué, le voyage s'éternise plus que prévu et je commence à me lasser de passer tout mon temps enfermé. » Expliqua-t-il avec une infinie douceur, soucieux de ne pas accabler son Compagnon de sa peine. L'Albinos suivait docilement les aspirations de ce dernier, passant régulièrement d'une ville à l'autre en vue de trouver de nouvelles marchandises pour la création de nouveaux remèdes. Un baiser aussi doux qu'une plume se déposa sur le haut de son front alors même qu'il essayait de rassurer le Décoloré.

« N'aie crainte, nous arriverons bientôt. Cette fois-ci, je te promets qu'on s’installera pour un peu plus longtemps. Je sais combien le climat du désert est difficile pour toi. » Fut les derniers mots qu'il entendit de la bouche d' Isham avant qu'un vent de panique de s'insinuer au sein des divers voyageurs en percevant la chevauchée vive d'individus armés en leur direction. Les caravanes stoppèrent brutalement leur mouvement alors que les quelques hommes armés tentaient bien vainement de s'opposer aux agresseurs. Agendra ne sortit pas sur le lieu du combat, suivant la demande son Compagnon de rester caché avec les multiples marchandises. Docilement, il s’exécuta et fit comme-ci il croyait aux espoirs de survie de Isham alors qu'en réalité, ils devaient tous deux se dire que c'était la fin. L'Albinos s'était recroquevillé autant que possible se dissimulant sous ses voilages couleur taupe, écoutant les cris et plaintes de ceux qui tombait sous les coups des Hommes du Sable. Un calme glaçant s'installa signifiant implicitement au Fugitif qu'il ne demeurait plus que Lui et Eux. Son cœur s'emballa lorsqu'une silhouette se découpa au sein même de la caravane fouillant son contenu, les mains plaquées sur la bouche pour étouffer la plainte apeurée qui voulait à tout prix s’enfuir d'entre ses lèvres.

« Non ! Lâcher-moi, espèce de brute ! » Couina-t-il apeurée face à cet Inconnu qui l'agrippa violemment par le bras malgré ses tentatives pour se débattre de sa poigne avant de le jeter sans douceur en dehors de sa cachette de fortune. Le visage plaqué contre le sable, Agendra tenta maladroitement de se remettre droit sur ses jambes avant que l'Homme ne revienne le chercher. Peine perdue, il fut plus rapide que lui, l’agrippant par sa longue natte blanche le tirant à sa suite sans attendre que le jeune homme ne soit debout. Un gargouillis plaintif et apeuré lui échappa en constant le nombre de corps mort étendus vulgairement à même le sable. L'albinos blêmit plus encore que si cela était possible tandis qu'on le présentât comme un vulgaire bétail sous le regard acéré du Chef de la bande, la question qui lui fut posé le désarçonne quelques secondes.

« Réponds ! » Ce manque de réaction et de réponse ne sembla pas plaire au guerrier qui le maintenait, Agendra resta sous le choc de la baffe qu'il venait de recevoir. Le visage tourné vers la droite sous la force du geste, sa joue se colorant déjà d'une couleur rouge-rosé-violette tandis qu'un filet de sang glissait le long de son menton pour venir mourir dans le tisses de son foulard. Il avait mal. Plus encore que sur le plan physique, il avait mal à sa dignité d'être ainsi considéré comme un objet à peine intéressant que s'il a une utilité. Malgré la crainte qui lui nouait les tripes, il fixa sans se débiner l'Homme qui venait de poser la question et lui répondit froidement : « En effet, nous étions deux mêmes... J'aurais clairement dû m'abstenir de soigner un certain guerrier ici présent... »

La pique était certes inutile, mais était nécessaire pour que le Jeune homme parvienne a garder contenance face à ces individus qui avaient à présent son sort entre leurs mains. Barbares qui étaient également responsable de la mort de son Amant et Maître et cela autant dire que tôt ou tard, il trouverait le moyen de leur faire payer. Agendra avait tous son temps pour ce faire et l’apparence d'un ange pour tromper et amadouer ses bourreaux.
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